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15 schémas pour comprendre le 6ème rapport du GIEC

Dernière mise à jour : 23 août 2021



Le 6ème rapport du GIEC, sorti ce 9 août 2021, tire une nouvelle fois la sonnette d'alarme et déclenche une vague d'anxiété face à une réalité qui prend de l'ampleur : le réchauffement climatique.


Soyons honnêtes, les nouvelles ne sont pas bonnes. Elles sont même plutôt inquiétantes concernant l'avenir de l'humanité ainsi que celui de la vie sur Terre. Et pour cause ? Les activités humaines ! Cette fois-ci, nous en sommes certains, nous sommes bel et bien les responsables de notre propre déroute.





Qu'est-ce que le GIEC ?


Le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat), (IPCC en anglais) est une organisation qui a été créée en 1988, à la demande du G7 (groupe des 7 pays les plus riches : USA, Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Canada, Italie).


Ce groupe a pour rôle d’expertiser l’information scientifique et socio-économique relative au changement climatique. L'objectif final est de diffuser ce rapport aux différents pays afin de mettre en lumière les différentes causes ainsi que les risques potentiels à venir. Il permet à la fois de sensibiliser le grand public et d'informer les dirigeants mondiaux afin de prendre des décisions qui permettraient de mettre en place des solutions


Le 6ème rapport a été rédigé par 234 auteurs provenant de 66 pays différents. Ils ont synthétisé plus de 14 000 études scientifiques et établi 5 scénarios d’émissions de gaz à effet de serre potentiels. Malheureusement, tous les scénarios démontrent que la température globale continuera d’augmenter jusqu’au moins la moitié du siècle et pourrait s'accentuer jusqu'à +5,7°C si aucune disposition n'est prise d'ici là.



=> Téléchargez le 6ème rapport (IPCC 2021) au bas de cette page

Toutes illustrations contenues dans cet article sont la propriété du IPCC 2021





Constat actuel du réchauffement climatique




1) Les activités humaines sont la cause du réchauffement climatique


Le rapport du GIEC met en lumière le lien entre l'Homme et le changement climatique confirmant ainsi les premières estimations établies en 1990.

Voici le model simulé de la température à la surface du globe entre 1850 et 2020 avec (orange) et sans les activités humaines (vert). La courbe verte représente uniquement les facteurs naturels (soleil et volcans) :















2) La présence des gaz à effet de serre a été multipliée


Depuis 1750, la concentration de CO2 a été multipliée par 47%, le Méthane (25 fois plus puissant que le CO2) a augmenté de 156% et le Dioxyde d'azote (300 fois plus puissant que le CO2) de 23%.




3) La température à la surface de la Terre n'a jamais été aussi élevée depuis 2000 ans au moins



On observe distinctement une hausse de la température entre 1850 et 2020. Il s'agit de la période la plus chaude depuis au moins 100 000 ans selon l'IPCC.









3) La banquise disparait drastiquement


Les surfaces gelées de l'Arctique continuent de diminuer, entrainant des conséquences catastrophiques, à la fois sur la régulation de la température du globe et sur le niveau des océans.


Grâce à sa couleur blanche, la glace permet de réfléchir les rayons du soleil de manière plus efficace que l'océan de couleur sombre, qui lui, capte les rayons du soleil et absorbe la chaleur. D'un autre côté, l'évaporation de l'eau contenue dans les glaciers augmente la vapeur d'eau dans l'atmosphère qui est un gaz à effet de serre naturel (accélère le réchauffement climatique).


La fonte des glaciers provoquent une hausse des niveaux des océans qui pourrait aller jusqu'à +1 à 2 mètres à +2°C, engloutissant des zones côtières habitées.



4) Les vagues de chaleurs intenses se multiplient à travers le globe


On constate que les régions du Nord ne sont pas forcément épargnées et de plus en plus de régions sont exposées.






5) Des précipitations anormales ont été observées



Certaines régions sont exposées à de fortes précipitations.






6) Des zones de sécheresse sont en hausse dans différentes parties du monde


On remarque des changements à la surface des sols dans le taux d'humidité, l'équilibre de l'apport en eau (entre les précipitations et l'évapotranspiration) menant à des sécheresses dans les zones en jaune.









Quels sont les 5 différents scénarios ?



Différents scénarios ont été simulés par les experts pour comprendre les conséquences à venir (version simplifiée au-dessus et originale en-dessous).


Nous devrions donc atteindre le Seuil de non retour à 1,5°C entre 2021 et 2040 dans le meilleur des scénarios.


A partir de 1,5°C, le réchauffement aura des conséquences irréversibles pendant des siècles voire des millénaires et les boucles de rétroactions auto-alimenteront le réchauffement.


A ce stade, même si nous mettions en place des solutions efficaces, elles ne pourraient pas inverser la tendance rapidement.





1) Les futures émissions simulées pour les 5 scénarios



La simulation des émissions de CO2 entre 2015 et 2100 selon les 5 scénarios.













La contribution des différents gaz à effet de serre dans l'augmentation de la température simulée entre 2081 et 2100 en comparaison avec 1850-1900. Dans chaque scénario, le CO2 restera prédominant, suivi du méthane.





2) Simulation des futurs climats possibles


Le 6ème rapport du GIEC met en avant 3 scénarios possibles concernant les futurs climats : le premier simule un réchauffement limité à 1,5°C, le deuxième à 2°C et le troisième atteint les 4°C.


Cependant, chaque scénario n'a pas la même probabilité de se produire :

  • Le scénario à 1,5°C (probabilité quasiment nulle) adviendrait dans le cas où l'on réduirait de manière intense les émissions de gaz à effet de serre à l'échelle internationale. Etant donné les modifications économiques, politiques et sociales qu'il faudrait mettre en place, sa probabilité est quasiment nulle.

  • Le scénario à 2°C (probabilité faible) nécessiterait de nombreux changement tels que la fin de l’usage des énergies fossiles et un engagement politique fort à l'échelle mondiale sur (au moins) les 10 les prochaines années. Sa probabilité est donc faible.

  • Le scénario à 4°C (probabilité forte) correspond à un schéma similaire à l'émission des gaz à effet de serre depuis 1992. Sa probabilité est la plus élevée au regard de notre comportement actuel.



Simulations des températures en comparaison avec 1850-1900


Simulation des précipitations



Simulations des changements dans l'humidité des sols





2) Une acidification des océans qui s'intensifiera au cours du temps dans les 5 scénarios.


Peu importe quel scénario se déroulera, l'acidification des océans continuera son cours un bon moment. Néanmoins, dans les scénarios SSP1, on remarque une atténuation de l'acidification aux alentours de 2050. Un signe d'espoir concernant notre impact sur les océans si nous parvenons à réduire drastiquement la pollution dans la prochaine décennie.



3) La banquise continuera de fondre dans les 5 scénarios

Tout comme pour l'acidification des océans, on remarque une fonte critique de la banquise au fil du temps peu importe les scénarios. Cependant, les scénarios SSP1 parviennent à limiter la casse, voire même, enclencher une dynamique inverse.




Les conséquences pour l'humanité


Comme vous vous en doutez, les conséquences du changement climatique sur l'humanité vont être nombreuses et bouleverseront les systèmes mis en place.


  • Entre l'élévation des niveaux des océans qui engloutira une partie des zone côtières, les catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes et intenses, les zones devenues arides et les zones inondées, les migrations de population vont se multiplier à travers le monde.

  • Les productions alimentaires seront en baisse face à un climat instable et extrême. Le nombre de personnes exposées à la pauvreté, à la famine et au pénurie d'eau potable va augmenter drastiquement.


Source : AFP basée sur IPCC 2021




Quelles sont les solutions ?



Plusieurs stratégies peuvent être adoptées pour limiter la progression du réchauffement climatique:


  • La technologie basée sur la géo-ingénierie

Rechercher des innovations scientifiques qui permettraient de capter les gaz à effet de serre dans l'atmosphère et réduire leur impact sur le réchauffement.


  • L'engagement gouvernemental

La mise en place de mesures écologiques efficaces par les gouvernements à l'échelle mondiale.


  • La sobriété énergétique

La sobriété consiste à nous questionner sur nos besoins et à les satisfaire en limitant leurs impacts sur l'environnement.


Il s'agit de la solution la plus simple et rapide à adopter pour le moment étant donné que les gouvernements ne prennent pas les mesures nécessaires pour lutter contre le changement climatique. Les actions individuelles peuvent réellement faire une différence et inciter les marchés économiques à se diriger vers des alternatives éco-responsables.



Les actions individuelles les plus efficaces :

  • Réduire la consommation de viande, devenir végétarien ou végan

  • Adopter un mode de vie zéro déchet, minimaliste

  • Acheter des produits biologiques, en vrac

  • Eviter les achats en provenance de l'autre bout du monde

  • Préférer les transports aux déplacements en voiture



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3) Passez à l'action !






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